Yoga et Cheval : Partie I

Qui sait  aujourd’hui ce qu’est le yoga ?

Le yoga vit un véritable phénomène de mode dans le monde moderne. Et c’est tant mieux, je fais partie des gens qui pensent que ça devrait être obligatoire et les lignes qui suivent n’engagent que moi , sont des considérations personnelles sur le sujet et ne représentent en aucun cas un jugement de valeur sur mes collègues, confrères, consœurs et leurs pratiques.

Pourtant, qui sait réellement ce qu’est le yoga ?

Sa racine YUJ signifie en sanskrit :

  • lier, unir, attacher, atteler sous le joug
  • ou diriger, centrer son attention
  • ou encore utiliser, mettre en pratique
  • et aussi union et communion

Pas mal, non, pour communiquer avec les chevaux ? Revenons tout de même au yoga.

Au-delà de l’aspect gymnique, le yoga est l’un des 6 systèmes orthodoxes de la philosophie hindoue et une des branches de l’Ayurveda (=science de la vie, conscience du vivant, art de la longévité, c’est la médecine traditionnelle indienne, merci à Sophie Daveau pour ses éclairages en la matière). Philosophie et médecine … La datation du Yoga remonte à environ 4000 à 5000 ans en fonction des sources. Le yoga apparaît également une première fois dans le Mahâbhârata , cette grande épopée hindoue, ou le héros mort au combat passe au statut de divinité en traversant le soleil, transporté dans un véhicule nommé Yoga (environ 200 ans avt JC – 100 ans après JC). Et par la suite, dans les strates tardives du Mahâbhârata (100-200 après JC), il n’est pas rare de croiser de nombreux ascètes et yogis, dans les milieux bouddhistes, hindoues et jaïns.

C’est en tout cas Patanjali (environ 325 après JC) qui nous propose dans son Yoga-Sutras 195 aphorismes qui ont coordonné, compilé et systématisé le yoga que nous connaissons aujourd’hui. L’enseignement du Yoga dans les Sutras codifie une pratique traditionnelle d’une très grande ancienneté. Voilà déjà pour les débuts du yoga.

On parle donc d’une pratique très ancienne, qui s’inscrit dans un système de philosophie et de santé issue d’une civilisation sensiblement différente de la nôtre. Au-delà du phénomène de mode, il y a quelque chose d’universel dans le yoga qui nous tient, nous les apprentis yogis débutant occidentaux, dans la pratique, parce qu’elle fait sens.

Elle a en tout cas fait sens pour moi grâce aux chevaux d’abord. Mon cheval qui s’était blessé à l’époque était au repos et je trouvais intelligent de me prendre en charge durant les semaines de sa convalescence pour être en pleine forme lors de sa remise en route. A l’époque, l’équitation représentait ma seule source d’activité physique ou presque. Il me fallait toute de même trouver une pratique physique qui revête en plus un aspect, disons philosophique. Tout comme le cheval. Donc grâce à mon Pur-Sang, j’ai poussé la porte de mon premier cours de yoga. La suite, on la connaît, ça ne s’est pas arrêté.

Quel secours trouve-t’ on dans le yoga en tant que personne de cheval ? Le sujet est tellement vaste qu’il faudrait un livre, une vie, plusieurs même pour traiter la question. Pour faire simple, on peut dire que le yoga, qui a trouvé sa place dans la société hindouiste pour des raisons de paix sociale, en passant par la paix et la liberté des individus, nous guide vers la connaissance de nous-même ( l’intérieur et l’extérieur de notre corps, notre esprit, nos émotions, notre intelligence, notre âme), apporte suffisamment de maîtrise à quiconque le pratique avec discipline et sincérité.

La maîtrise, la conscience, l’apprivoisement de soi même face aux chevaux semblent des qualités incontournables pour les fréquenter, et pourtant … Nul n’est parfait et encore moins en permanence. Le yoga et les chevaux nous enseignent très justement à nous adapter à l’impermanence des choses.

Convoquer le souvenir de votre dernière interaction avec un ou des chevaux. Très probablement, en tout cas je vous le souhaite, vous étiez complètement à ce que vous faisiez avec eux, avec aucune pensée parasite venant s’immiscer entre vous. En yoga, Patanjali désigne cet état, il parle du yoga même en fait, comme étant « Citta vritti nirodhah », l’arrêt des fluctuation du mental.

Parfois il se passe le contraire avec les chevaux, vous pourriez être en train de scénariser comment les choses pourraient mal tourner, ou être accaparé par un événement extérieur qui va vous couper de votre état de présence de qualité. Étudier les asana, posture de yoga, pourraient déjà nous ramener à notre état de présence. Bref, la liste des parallèles et des analogies est bien longue.

Et malgré ça, je vois beaucoup de choses autour du yoga et des chevaux. Et je suis gênée. Déjà parce qu’en tant qu’observatrice avertie, je peux affirmer qu’une grande partie des chevaux s’ennuient, ou se coupent de leur état de présence. Le cheval vit assez mal d’être utiliser comme un support, ou en tout cas pas tout le temps et nous force toujours à le traiter comme un être vivant et un partenaire. Le système yogique appartient au monde des humains, il fait appelle à nos facultés cognitives, à NOTRE univers.

Pour être avec les chevaux, je préfère, merci Claire des Chevaux d’Arcand, « leur emprunter  un moyen de communication pour entrer en relation avec eux ». Le cheval a en effet son univers proprioceptif propre à son espèce, on appelle ça le UMWELT en éthologie. On a déjà de quoi savoir se comporter si on apprend à observer les chevaux,. Le yoga peut en revanche nous fournir des outils redoutables pour tout mettre en œuvre et faire face à beaucoup de situations avec les chevaux. Un belle différence quand même, non ? Travailler en yoga pour être accepter des chevaux, faire usage de discipline avec soi en restant bienveillant et s’apprivoiser appartient à l’humain. J’aime toujours l’idée de bosser de mon côté avant d’aller travailler avec mon cheval, qui a de toute façon une longueur d’avance en qualité de présence et d’ aptitudes physiques (la plupart du temps !).

Jusqu’à présent, on ne parle que du savoir-être avec les chevaux. Mais le savoir-faire qu’offre l’équitation à autant sa place dans nos relations avec les chevaux, au même titre que l’action et le passage à l’acte a une place de choix dans le yoga (karma yoga).

J’aime l’idée de la nouveauté et de la modernité si et seulement si elles améliorent notre condition, ET ce, réellement, durablement, profondément, en se prévalant de l’illusion.

Une part de moi éprouve une admiration profonde pour la pureté des pratiques, yogiques ou équestres, quand elles sont respectueusement le vecteur d’une sagesse ancestrale (et non d’obscurantisme) qui va dans le sens de l’humain et du cheval. C’est Patanjali et BKS Iyengar qui forcent mon humilité, c’est Nuno Oliveira et les amérindiens qui forcent mon admiration pour leur dévotion et leur discipline avec les chevaux. Et ils y sont passés avant nous.

User de l’existant, du primaire, de l’essentiel, si il fonctionne, s’il est cohérent pour le cavalier et le cheval , il n’y a rien de mal à ça …

RDV dans un prochain article pour : Yoga et Equitation, Partie II, où l’on rentrera concrètement dans la pratique du yoga et de l’équitation.

Biblio :

  • Lumière sur le Yoga, BKS Iyengar
  • Yoga-Sutras, Patanjali
  • Yoga, l’art de la transformation, 2500 ans d’histoire du yoga, sous la direction de Debra Diamond
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Comportement et Posture : évolution du bien-être dans le travail

Voici donc le thème de travail que je propose à mes élèves et stagiaires pour ce premier trimestre.

Le bien-être se définit dans les dictionnaires (j’ai pris un larousse et un robert) comme étant la sensation ou l’état agréable résultant de la satisfaction des besoins physiques, des besoins du corps, du calme de l’esprit, de l’absence de tensions psychologiques.

On comprend donc très vite que le corps est indissociable de l’esprit. En fait, en toute âme vivante, le corps est indissociable de l’esprit. Et on a souvent tendance à l’oublier … En effet, les approches comportementales de l’équitation du 21ème siècle ont proposé des visions excluant quasiment le corps du cheval. Aussi absurde que ça puisse paraître, ça fonctionne, cela permet un temps de prendre le contrôle du cheval, mais ce n’est pas exempt de tensions psychologiques, premièrement, et deuxièmement, on s’est retrouvé avec beaucoup de chevaux « désengagés » dans le travail, avec donc une formation physique plutôt mauvaise, dans la musculation et dans les directions.

L’idée, sans rien avoir inventer bien-sûr, est de passer ces trois mois à travailler de façon globale sur les questions de comportement et de posture, les deux s’influençant souvent : le calme pour apaiser les tensions, l’énergie pour activer le mouvement ou encore apaiser les tensions pour obtenir le calme, créer du mouvement pour activer l’énergie. Vous voyez ce que je veux dire ? Les portes d’entrée en matière d’équitation et de soins se prennent dans les deux sens !

Le comportement se définit comme l’expression dynamiques des relations dialectiques entre un individu et son milieu. Nous les humains, on fait partie du milieu du cheval. Donc nous avons forcément besoin de maîtriser les connaissances fondamentales qui permette de comprendre le cheval pour ce qu’il est réellement et non pour ce qu’on voudrait qu’il soit ou pour ce qu’on croit qu’il est capable de faire. La connaissance du comportement du cheval vous permet de :

  • apprendre à observer

  • prédire les réactions et les comportements

  • comprendre les capacités cognitives du cheval

  • définir la singularité de chaque individu, quantifier les traits de tempérament

  • envisager des marges de progression réalistes, sans attentes déçues

  • s’adapter ou persévérer

  • privilégier des méthodes d’éducation et d’entraînement

Et bien-sûr, toute la question du milieu est un facteur capital mais ce n’est pas tout à fait le propos ici.

La posture se définit comme une attitude particulière du corps. Elle peut être la conséquence d’un comportement, de bien-être ou de mal-être ou encore une attitude induite chez le cheval et chez l’humain. Elle a vertu, quand celle-ci est guidée sagement, d’apaiser les tensions physiques, en les traversant en conscience sans les ignorer, d’étirer ce qui est raccourcis, de tonifier ce qui est relâché, de respirer, … , ET de favoriser le calme de l’esprit !

Les postures au repos sont à distinguer de celle prise dans le travail mais dans les deux cas elles révéleront plus ou moins d’indicateurs de bien-être, et elles sont souvent corrélées.

La posture revêt elle aussi un caractère dynamique. Déjà en terme équestre, on travaille dans le mouvement, contrairement aux asana en yoga, mais les arts martiaux eux sont justement l’art de savoir bouger. Donc bouger oui mais dans une attitude correcte, avec des angles et des directions précis pour que toute la biomécanique aille dans le but de préserver l’intégrité musculo-squelettique et apaiser le mental du cheval, ce grand nomade.

Ici, Cara, ponette DSA de 5 ans, dans une attitude avec un angle inférieure à 45°, les oreilles orientées sur le côté, avec un naseau légèrement retroussé et qui soutient sensiblement son épaule gauche.   La gestion du comportement, de l’équilibre, et de la posture sont simples dans ces conditions et sont aussi la conséquence de directions précises, d’aides et de méthode de travail choisie en fonction du tempérament et du développement de la ponette.

L’enjeu synergique entre la gestion du travail, celle du comportement (individu + milieu) et celle de la posture est alors de taille si l’on souhaite mesurer une évolution du bien-être.

Ça veut donc dire qu’on ne priorise pas nécessairement une vision plus comportementale ou plus équestre (car oui la « juste » technique équestre est un outil de bien-être) ou plus physique mais que au contraire, le tout permet d’apporter un début d’ équilibre au cheval.

Certes par moment il y aura des aspects à prioriser, mais toutes ces dimensions communiquent entre elles, donc si vous en améliorez une réellement, elle déteindra sur les autres, même si ça a sérieusement fait râler un temps votre équidé préféré.

En revanche, une dernière chose qu’on a tendance à oublier facilement, c’est la présence de lésions qui vont entraver l’évolution des chevaux. Très spontanément, car les chevaux souffrent en silence et que nous possédons naturellement un ego d’humain, les cavaliers vont vite mettre les problèmes rencontrés sur le compte de la mauvaise volonté. Pour mémoire :

  • le cheval est dans l’incapacité cognitive de fomenter une mutinerie avec préméditation à votre encontre

  • le comportement, l’attitude du corps et ses réactions ainsi que le travail sont des vases communiquant

Ce qui signifie qu’il faut avoir assez de faculté d’observation et de connaissances du cheval pour distinguer ce qui a trait au tempérament, à l’expérience, aux restrictions du corps et à la gestion du travail.

Trois mois, c’est un peu court pour aborder tout ça non ? Mais essayons quand même !

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L’empreinte du cavalier

Sur le long chemin de la quête et de la cause du cheval, il m’est arrivée de me perdre. Plusieurs fois et dans des directions différentes. Je crois que j’ai presque toujours réussi à retrouver ma route, la plupart du temps parce que ce sont les chevaux eux-même qui avaient la réponse et, beaucoup plus rarement, mais aussi parce que quelques humains, des maîtres ou des partenaires, savaient aller au bout d’une idée, suffisamment en profondeur, pour lui donner un goût d’achèvement.

Les gens ont cherchés beaucoup d’alternatives pour rendre leurs chevaux heureux, mais comme vous l’avez peut-être vous aussi observé, dans cette course à l’alter-cheval, il y a eu de la casse, et on parle de gros dégâts que ce soit en équitation, travail du cheval, pratique vétérinaire alternative, comportements. Bref rechercher, ce n’est pas toujours simple. J’ai fait parti de ces gens là, à chercher « autre chose ». J’ai changé ma gestion pour mes chevaux, j’ai changé mon équitation pour les chevaux, j’ai cherché et étudié pour comprendre les chevaux, en fait j’ai même changé pour mes chevaux. Ce qui représente probablement la plus belle partie de mon histoire avec eux. Pourtant, comme je commençais à apprendre de plus en plus à les comprendre, j’ai été forcé de constater que ces « alter-chevaux » n’étaient pas heureux, qu’ils souffraient au travail, que leur état sanitaire ne se maintenait pas.

Il a donc bien fallu se rendre à l’évidence, rouvrir ses vieux bouquins et se remettre à cheval : on a pas inventer mieux que le travail juste pour les chevaux. Le travail juste … ça implique des tonnes de compétences déjà monstrueuses pour le commun des mortels.

Entre l’équitation classique et les approches alternatives, il y a un monde, si le travail est juste, qu’il oriente les chevaux et s’orientent avec eux, c’est qu’on est sur la bonne voie.

J’ai pourtant oscillé entre la mièvrerie, camouflé en un ersatz de douceur, de mes propos avec les chevaux et la volonté totale du contrôle du corps du cheval. Aucun des deux ne fonctionne ! Ceci a représenté de nombreux allers-retours, dans mon positionnement au quotidien avec les chevaux, entre ces deux polarités : celle de la souplesse et celle de la force. Souvent en tombant dans une forme d’excès qui n’allait décidément pas aux chevaux. Même Yakari l’a compris ! A chaque fois qu’il tente de trop contrôler Petit Tonnerre, devinez quoi ? Ben il mort la poussière … Pourtant, il monte pied nu, sans mors et à cru.

Ce que je retiens de cette espèce d’équilibrage entre force et souplesse, c’est combien l’on impacte les chevaux dans nos pratiques. Ils portent les traces de nos choix, de notre équitation, de la gestion de nos émotions. Et certainement bien au-delà de ce que l’on imagine. C’est probablement pourquoi nous sommes de plus en plus nombreux à parler de bienveillance. Il ne s’agit en aucun cas d’être complaisant, mais dans une situation de promiscuité et proximité telle que l’équitation à califourchon, parfois même à cru, on a tout intérêt savoir ce qu’on fait.

L’empreinte du cavalier, donc … Puisqu’on impacte si fort les chevaux, puisque tout ce qu’on touche chez un cheval le modifie même si rien est gravé dans le marbre, on est bien obligé de le prendre en charge de A à Z. Et comme d’habitude, c’est pareil pour nous, pardon, ça commence par nous. Ce qui ne voudra pas dire non plus qu’on est à 500 % responsable de tous les déséquilibres du cheval, c’est justement là qu’on a besoin du barda de compétences pour faire le tri : ce qui nous incombe et ce qui incombe le cheval.

L’empreinte du cavalier est un état de fait, mais comme un outil, il serait préférable d’apprendre à le maîtriser.

En commençant par exemple à distinguer ce qui nous appartient et ce qui appartient au cheval. Pour rester libre, sans être aveuglé par l’amour parfois insensé que l’on porte à nos bestioles, pas question de partager le même cerveau, chacune reste un individu à part entière, dans sa singularité, et nos différences d’intention font justement la discussion. Ça implique alors de comprendre l’intériorité du cheval et la sienne.

Autant que possible, car c’est difficile (tellement difficile que j’ai essayé de faire sans , mais ça ne marche pas non plus), il faudrait conserver sa bienveillance envers le cheval. Ce qui veut dire tour à tour, piloter son idée de cavalier jusqu’au bout ou s’adapter, en gros savoir tenir et infléchir, avec tout le discernement du monde ! Cette bienveillance, elle pourrait se définir aussi comme un climat que le cavalier instaure dans une carrière, autour d’un cheval, sur le cheval à l’intérieur de lui-même.

L’empreinte du cavalier, c’est aussi la conscience et l’usage de tout le corps et pas seulement des segments que l’on appelle aides. A quoi s’ajoute toute la finesse et la finitude du geste qui fait justement une aide cohérente et équilibrante pour le cheval. Avec l’expérience, on en vient aussi à faire du repérage et des réponses émotionnels : Quelle sensation émotionnelle puis-je convoquer pour aider maintenant ce cheval ?

Dans cette idée d’empreinte, il y a aussi tolérer que les choses soient dysharmonieuses, que la relation a parfois la priorité sur le travail et vis versa.

Tout veut dire quelque chose avec les chevaux. Il n’y a pas d’attitude ou de comportement à ignorer, ils nous disent toujours la qualité de leurs humeurs. Les décisions que l’on prend, l’ordre dans lequel on se ritualise avec eux les imprègnent. Et en plus de ça, il faut trouver assez de ressource pour ET tenir compte du cheval, ET passer l’acte pour poser un travail juste. Certaines approches alternatives semblent aujourd’hui faire fi de cet aspect qui me paraît pourtant fondamental, et cumule en prime des empreintes sans consistance ou délétère pour le cheval.

Si le travail que l’on entreprend ne demande pas un peu d’effort, c’est dommage et dommageable : oui monter à cheval me demande de me maîtriser, d’inventer, de m’étirer, d’endurer, de résister et de relâcher, de prendre une place, de créer, d’agencer, de concevoir sans trop penser. Cela m’est personnellement difficile de laisser l’empreinte que je souhaite sur mes chevaux mais je n’ai pas trouvé d’autre voie ! Et je ne voudrais pas d’une vie qui ne me demande pas d’aller puiser dans mes ressources.

Trouvez les bons enseignants si vous avez besoin un temps de vous mettre sur la voie, ceux qui seront justement bienveillant mais surtout pas complaisant, qui vous feront sentir cette limite de vous même que vous êtes en réalité complètement capable de dépasser, ceux qui vous mettront au travail, vous et vos chevaux pour de vrai.

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Intelligence, Liberté et … Équilibre ?

Ça y est, La Cause des Chevaux avancent ! Je le sais car y a des bruits qui courent comme quoi, on peut faire encore mieux !

Nous sommes de plus en plus nombreux à nous être penché sur la question du bien-être du cheval, soit pour améliorer ses performances et optimiser son quotidien ou bien tout simplement parce que nous n’avions pas le choix, que la relation et/ou son état de santé étaient devenus tellement mauvais qu’il a bien fallu comprendre pourquoi. C’est-à-dire comprendre l’espèce équine déjà dans ses besoins fondamentaux.

Le chapitre des besoins fondamentaux du cheval, on a besoin d’y revenir régulièrement. C’est même ce qui nous permet de savoir si ce que l’on propose à nos chevaux est acceptable. N’importe qui qui compte fréquenter les chevaux a tout intérêt à se former très sérieusement sur le sujet parce que :

1 – c’est la base ! et tout ce qui va se construire derrière  menacera de s’écrouler à tout moment si les fondations sont fragile.

2 – ce n’est pas suffisant ! mais qu’on a besoin de cette base quand même pour que le reste tienne.

Donc on fait quoi une fois qu’on a des chevaux et qu’on maitrise à peu près les fondamentaux ? Qu’est ce que ça veut dire, ce n’est pas suffisant ?

En fait, j’entends par là quelque chose que Marthe Kiley-Worthington m’a rappelé lors de notre  rencontre au festival des arts équestres libres. Je voudrais aussi l’enseigner à mes élèves, le partager avec mes collègues et l’avoir toujours en veilleuse en moi même quand je suis avec des chevaux. C’est donc la question de la qualité cognitive du travail qu’on propose aux chevaux dont il s’agit. C’est logique, non ? Qui n’a pas eu envie de se pendre ici, lorsqu’il s’est profondément ennuyé sur les bancs de l’école (ou même encore certains au travail, on parlerait de bore out …) ? Ou voir profondément découragé quand la tâche lui parait insurmontable ?

On ne parle pas encore d’observables quantifiables dans le bien-être (encore que les mimiques faciales sont toujours d’un précieux secours quand on passe à un niveau de lecture plus en finesse des chevaux), mais il faut avouer que la question de la qualité cognitive du travail proposé aux chevaux a le mérite qu’on s’y attarde. De mon côté, ce type de réflexions me catapulte d’office dans mon besoin compulsif de définition en terme éthique et philosophique. Et très vite je m’interroge sur ce qu’il est possible avec les chevaux, et forcément, les notions d’intelligence et de liberté émergent.

Sortir de son pré, 1ère étape

Si le lieu de vie de vos chevaux est de qualité, c’est déjà énorme, même si ce n’est pas suffisant ! La stimulation de la nouveauté n’a pas son pareil. Je n’ai jamais entendu un seul horseman ou cavalier fiable dire qu’il ne sortait pas ses chevaux en extérieur. Les chevaux ont en eux cette quête exploratoire, il faut en profiter, la stimuler, même un petit peu, c’est déjà ça. Ça veut dire aussi essayer de découvrir d’autres chemins, ne pas toujours emprunter LE même. C’est vrai, c’est pas pratique … Mais vive l’aventure !

Intelligence, de quelle forme ?

Il semble judicieux de repérer rapidement la façon dont il est souhaitable de s’adresser à certains chevaux, si ce n’est même bien-sûr que de  repérer qu’elle forme d’intelligence le cheval utilise. Certains préfèreront verser dans un travail plus délicat, avec quelques énigmes biomécaniques, d’autres ne seront carrément pas effrayé d’aller enchaîner un CCI ***, ou encore certains apprécieront débarder les forêts. Pourvu que vous sachiez vous y prendre, l’adéquation entre le talent et la proposition, c’est un point de départ. Ou au minimum, ne pas avoir des exigences délirantes à l’égard de son compagnon.

On parle donc de différentes formes d’intelligence. Et pas d’un cheval qui serait plus ou moins intelligent (toujours pareil pour les humains aussi, si vous me suivez). J’ai rencontré des individus qui étaient carrément bon dans ce qu’il faisait et d’autres qui ne semblaient, mais alors pas du tout à leurs places. On pourrait essayer de repérer qui sait/peut/veut faire quoi ? Plutôt que de conformer directement les chevaux à notre désir.

De la variété

Même après avoir trouvé son truc, notre cheval aura toujours besoin d’un minimum de variété dans le travail. Autant la prédictibilité peut-être rassurant pour un animal de proie mais elle n’étanchera jamais sa soif d’exploration. C’est valable dans l’enchainement des séances de travail, mais au sein même d’une séance de travail. L’humain est parfois opiniâtre et peut avoir un naturel acharné quand il tombe sur un os. Et ça arrive avec les chevaux. Si ça coince, on varie, soit la demande soit les aides pour demander ou on fait carrément autre chose. Ce qui ne constitue en aucun cas un échec, on peut même marqué des points positifs pour nos chevaux.

Du temps

Quelle part de notre temps consacrons nous à des activités stimulantes ? Est-ce quotidien ou hebdomadaire ? Les chevaux en conditions naturelles se trouve certainement dans des environnement plus stimulant que les nôtres. Mais il n’empêche que si la stimulation est là et de façon régulière, les chevaux font la queue pour sortir du pré et aller au manège ou en balade … Si la fréquence devient fiable, le cheval l’intègrera dans le panel de possibilités de son environnement (oui, c’est un compliment qui veut dire qu’on fait parti de la vie de nos chevaux !).

Du propos

Et la qualité du propos dans tout ça ? Ben oui, le fond et la forme. Le fond c’est le propos, la forme serait les aides et la discussion, la communication qui nait de l’homme et du cheval. Mais encore faut-il avoir une proposition qui colle au cheval, à son tempérament, à son âge, son expérience. Et le propos doit être sacrément ajusté, pour sûr ! On a l’air assez prétentieux déjà aux yeux de certains en exigeant d’eux qu’ils soient des athlètes alors que nous ne le sommes pas, de travailler le rassembler quand le cheval n’a même pas suffisamment alléger sont avant -main ou simplement de monter aux 3 allures alors que la communication à pied n’est même pas débrouillé avec nous même. Toutes ces propositions violemment à côté de la plaque (ou même parfois nos erreurs de gens de chevaux consciencieux) ne s’adressent plus à l’intelligence du cheval. Et c’est dangereux.

Dangereux car moi humain de 55 kg je n’ai pas la prétention de te maîtriser toi cheval qui en fait 550. Je remets plus ma sécurité en ta volonté de me comprendre en cas d’urgence, de t’appuyer sur mon jugement et en la qualité de notre communication.

 

 

 

Liberté

Notion fluctuante et jamais acquise pour toujours. La question du choix.

Je crois qu’on est plusieurs dans le milieu à dire qu’il vaut mieux que le cheval sache dire non et que quoiqu’il arrive il sera entendu. C’est considérer son intelligence et son jugement, non ? Ça ne veut pas dire que je ne vais pas négocier sur la question, mais j’évite de prendre mon équidé pour une andouille en ignorant parfaitement ce qu’il m’a dit. Il a ses raisons de cheval, j’ai mes envies d’humain, on peut faire des trucs chouettes ensemble quand même. Crucial point que celui de la liberté car il rime avec vérité. Libre de bouger, de s’exprimer, avoir le choix, ne pas avoir le choix, ajourner sa liberté un temps pour gagner en solidité plus tard. C’est bien humain tout ça, pourtant. La liberté j’en laisse parfois et des fois non, c’est vrai. Les chevaux savent bien d’ailleurs faire la différence. Je suis rarement déçu de ce que j’apprends quand je me laisse de la liberté avec les chevaux. Ce qui tient aussi en liberté, c’est notre vraie relation avec eux, et, et, la qualité de notre équilibre partagé !

Équilibre

Et voilà, c’est pourtant simple la question de l’équilibre. Des besoins primaires satisfaits, une intelligence reconnu, un sensibilité repérée, un besoin de liberté respectée. Et même avec tout ça, comme la liberté, il n’est pas garanti pour toute la vie. Et si il s’agit de conditions sine qua none, ce n’est même pas garanti d’atteindre l’équilibre. Il faut aussi une bonne dose de techniques, qu’on peut sublimer par l’amour comme dit le maître Nuno.

La bonne nouvelle, c’est que personne n’est fait pour vivre constament dans la joie et l’équilibre, l’expérience de la frustration et de la peur fait partie de la vie au même titre. Donc expérimentons avec nos chevaux.

Et un merci particulier Marthe Kiley-Worthington qui m’a inspiré ces quelques lignes.

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Priorités Équines

J’ai presque honte de m’apercevoir que cela fait bien longtemps que je n’ai écrit aucun article. Mais pourquoi ?

Peut-être que la réponse est rassurante : parce que je pratique et j’expérimente. Le désir d’écrire ne m’a pas quitté. En fait, c’est plus d’un besoin dont il s’agit. Simplement, il s’est passé du temps depuis le dernier article, car se remettre à écrire, c’est convoquer de nouveau cette angoisse de manquer de profondeur dans les propos et aussi, de bien savoir de quoi on parle exactement. C’est important, non ? Surtout quand on a la prétention de parler des chevaux.  Donc pendant toute la gestation de cet article, la question était : qu’est ce qui est le plus important quand on a la chance de fréquenter les chevaux ?

Je crois que quoiqu’on ait envie d’entreprendre, il est besoin de définir nos priorités avec eux. Pour ma part, j’ai du mal à imaginer comment travailler avec chevaux et humains si je vais délibérément à l’encontre des notions de sécurité et de bien-être. Consciemment ou surtout inconsciemment. Ça veut dire qu’on a pour première obligation à l’égard du cheval de pas être ignorant. Pour de vrai ! Les livres et les articles aident mais ce n’est pas suffisant.  Peu de gens ont conscience que devenir un véritable horseman ou une véritable  horsewoman, c’est comme devenir médecin, ça prend des années d’études. C’est passé du temps sur le terrain, avec les chevaux, en rencontrer pleins des différents, accepter d’aller aussi vers ceux qui vont nous poser question, tout en sachant qu’on tirera les leçons importantes des situations ou individus difficiles. Ça prend des années d’études d’intégrer dans son corps, dans ses muscles les plus profonds le mouvement du cheval. Ça prend des années d’avoir un peu de savoir vivre auprès des chevaux pour ne pas oublier qu’ils sont toujours bien plus tolérant à notre égard que ce qu’on imagine. Et pour cause, l’espèce équine est vieille de plus de 50 millions d’années contre moins de 5 millions pour les hominidés. Vous voyez l’écart ?

Apprendre à se connaître

« First things first » disent les anglo-saxons. C’est déjà le commencement, se poser fondamentalement la question de ce que c’est qu’un cheval. Et de ne pas l’oublier ensuite. J’aime bien parler des quatre dimensions incompressibles du cheval. Ce sont les quatre dimensions de l’espèce que nous ne pouvons pas changer chez le cheval. Certains chevaux sont pourtant en carence de ses dimensions-là. Mais jouer sur ce tableau peut être très risqué et ne nous aidera pas beaucoup.

Herbivore Quoique vous fassiez, votre cheval aura toujours un besoin inconditionnel de manger de l’herbe, des végétaux en tout genre, du foin. Pendant de longues heures par jour (je veux dire pour un humain) et en de grandes quantités. N’oubliez pas, quoiqu’il arrive, ils en ont besoin.

Proie Quelques soient vos qualités de personne de cheval, votre cheval sera toujours un animal de proie. Le comprendre, c’est l’accepter : c’est ne pas s’étonner quand des comportement de fuite peuvent émerger, c’est accueillir la peur du cheval au même titre que toute autre émotion, quel que soit le tempérament du cheval, y compris chez les plus « courageux ». Les expressions du stress peuvent même chez ceux-là être très subtiles pour un humains non avertis

Social Un cheval, des chevaux. Tout est dit ! Plus sérieusement, c’est justement pour répondre à la pression de la prédation que le cheval est devenu une espèce grégaire. La promiscuité d’autres individus chevaux en a même fait un individu social, ce qui veut dire qu’il a des amis et et d’autres chevaux qu’il apprécie un peu moins au sein d’un groupe.La vie sociale éduque et protège le cheval. L’en priver, c’est se tirer une balle dans le pied et jouer au Dr Frankenstein en risquant de voir émerger des comportements inhabituels voir dangereux pour un humain.

Mouvement Le cheval vit par et pour le mouvement. Derrière cette dimension, il y a aussi l’idée de liberté. Les chevaux doivent bien-sûr être libre de leurs mouvements, libre aussi d’être eux-même dans l’expression de leur mouvement pendant leurs interactions avec l’humain. N’attendez pas une extrême placidité chez un jeune pur-sang arabe, tournez vous plutôt vers un henson avec un peu de métier et d’expérience de l’humain, par exemple. Mais aussi, offrir et augmenter le mouvement dans la vie du cheval domestique qui vit parfois comme un pantouflard .

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Avec du temps et des connaissances, je comprends ce qui est juste pour mon cheval. Ça inclura forcément une connaissance de soi. Sans vouloir faire de saut quantique, pratiquer l’équitation, qui ne pourra pas se passer de la compréhension de l’espèce équine comme on vient de le voir, c’est accepter la voie martiale de la connaissance de soi. Toujours dans le soucis d’être juste avec les chevaux, et au passage, au préalable même, être juste avec soi-même. C’est à dire se voir interagir avec les chevaux, visualiser sa posture à cheval (avec ou sans œil extérieur, mais il faut un peu de métier pour « s’auto-posturer » sans personne), bienveillance sans complaisance, qui sait voir arriver l’égo avec ses gros sabots.

Apprendre à comprendre

Dans tous les cas, rien de justifiera d’outre passer la sécurité des chevaux et des humains. Si celle-ci est menacée, il faut impérativement comprendre pourquoi. Que faire si on est confronté chez le cheval à des comportements indésirables ? qui nous dérangent ? qui sont dangereux ? C’est déjà 3 catégories de comportements différents.  Inhiber ou éteindre un comportement sera peut-être synonyme de sécurité (temporaire) mais pas forcément de bien-être. Attaquez vous à la racine du problème en comprenant la fonction et le besoin qui est exprimé à travers un comportement, et les solutions pérennes viendront plus facilement.  Il m’arrive en revanche de « jouer » avec les observables du bien-être du cheval, mais je le fais toujours en conscience et je m’assure que cela soit temporaire. C’est que la vie n’est pas toujours confortable ! On a tous besoin de passer par là pour surmonter des peurs et des obstacles. J’accompagne le cheval jusque là, pour de vrai dans la vraie vie. Et je mesure alors la valeur du chemin parcouru ensemble.

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Donc, d’un côté, je sais éteindre un comportement, mais si je le fais, je le fais en sachant pourquoi le cheval exprime ce comportement. De l’autre côté, ma responsabilité de sage-humain, qui à mon sens a une valeur bien plus primitive qu’il n’y parait, implique que je sais respecter la nature du cheval pour ce qu’il est et non pas pour ce que je voudrais qu’il soit. C’est ce qui va me permettre aussi de distinguer un élève studieux d’un cheval résigné ou très timide. On a tout à gagner à laisser une chance au cheval d’être lui-même, de laisser assez de possibilités pour que la personnalité de celui-ci puisse s’exprimer dans un travail non-aliénant et dans la vie de tous les jours. Encore une fois, tout ceci demande du temps, de s’en laisser pour comprendre, pour ralentir, et d’en laisser suffisamment au cheval.

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Horsemanship et art équestre Le privilège de (bien) monter un cheval est réservé à une élite. C’est vrai. L’élite de ceux qui veulent bien le comprendre, dans tout ses aspects. Les chevaux nous font un cadeau lorsqu’ils nous acceptent sur leurs dos, pour toutes les raisons que l’on a évoqué plus haut, et pour bien d’autres encore. Dans tous les cas, l’art équestre est dispendieux : en recherche, en temps, en argent et en énergie. Vous ne ferez aucune économie. Tout est là dans le cheval, à nous de nous montrer à la hauteur. Je n’attends pas du cheval qu’il interprète mes désirs farfelus d’écuyer, dans lesquels il consent pourtant de m’accompagner. C’est aussi faire la promesse au cheval de rester dans une communication spontanée, de ne pas céder au sur-conditonnement, si dangereux.

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L’équitation ne soumet pas, elle apaise. A nous de tutoyer l’idéal. Les chevaux eux savent déjà. Et c’est tant mieux.

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Le cheval comme art martial

Cela fait maintenant quelques années que je trouve beaucoup de cohérence entre le yoga et l’équitation, les outils du premier devenant souvent les aides du second. Car j’ai cette manie de devoir absolument rapprocher au cheval ou à l’équitation toute activité que je pourrais pratiquer. Même la poterie m’a apporté quelques pistes sur le centrage !

 
Sans jamais avoir douté de ce que la pratique du yoga pouvait m’apporter, c’est pourtant la découverte du wing chun il y a à peine quelques mois qui m’a bouleversé parmi tout le reste. Mais qu’est-ce alors que le wing chun ? Le wing chun est un art martial chinois qui a été créé au 17 ème siècle. La légende rapporte qu’il aurait été créé par Yim Wing Chun, une femme qui a voulu se donner les moyens de décliner la demande en mariage d’un notable. Celle-ci se serait alors rapprochée d’une nonne shaolin, Ng Nui afin que cette dernière lui enseigne l’art du combat. Un art martial crée par deux femmes donc …

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Tom Dorrance, pionnier de l’équitation positive

Tout le monde a-t’ il entendu parlé de Tom Dorrance ? Ce Horseman américain qui a traversé une bonne partie du 20ème siècle (1910-2003) a préexisté à l’équitation dite « éthologique » et au mouvement des chuchoteurs très en vogue à la fin du 20ème siècle aux États-Unis et un peu plus au début du 21ème siècle en Europe.
Aujourd’hui, tout le monde (ou presque) connaît Pat Parelli et ses 7 jeux. Mais qui se souvient de l’enseignement de Tom Dorrance ? Car même si il a bel et bien marqué son temps, quels sont ceux qui peuvent expliquer son travail avec les gens et les chevaux ?
C’est la proposition que nous fait son livre, « True Unity ». Lire la suite

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