Une approche différente de l’équitation

L’équitation classique française offre à bien des égards, et si elle est correctement menée des pistes intéressantes pour former un cheval. Malheureusement,  l’équitation dite « classique », ou pour être plus juste l’équitation « fédéral » et majoritairement proposée, occulte parfois des questions véritables. Si ce n’est pas elle-même qui génère les problèmes, elle ne propose pas ou peu de solution pour sortir de l’impasse.

Un des énormes tabous de cette équitation reste celui de la peur, celle du cavalier et du cheval ! Certains cavaliers montent la peur au ventre sans même le savoir (puisqu’il est honteux d’avouer son angoisse) avec un cheval qui certes, fera ce qu’on lui demande. Mais pour finir dans quel état ? On est actuellement en train de démontrer que le stress chez le cheval (donc chez nous aussi probablement) modifie son ADN. En revanche, on peut peut-être arriver au même résultat par un chemin différent, parfois un peu plus long mais peut-être plus intéressant. D’ailleurs, qu’importe le plus ? L’objectif ou le chemin emprunté ? Chacun ne peut répondre que pour lui même.

Certains cavaliers (et autres professionnels) semblent complètement étranger à l’aspect éducatif, cognitif de leur travail avec leur monture. Avec un cheval formé mentalement, on peut aller au bout du monde, affronter bon nombre de situations de façon positive pour tout le monde( mais cette seule formation ne suffit pas non plus, je reste prudente aujourd’hui concernant à l’égard du tout « étho » et autre approche un peu planante). Encore faut-il offrir cette opportunité aux chevaux et ne pas faire appel systématiquement à leurs facultés physiques, même si celles-ci sont un prérequis obligatoire pour fonctionner avec des humains sur le dos.

Bien évidemment, le cheval a rarement son mot à dire. Il existe bien sûr des situations non négociables et des contrats à respecter (c’est réciproque en principe, le respect). Mais ne pouvons-nous pas contrebalancer certains effets négatifs ? N’est-il pas possibles certains jours « sans » de revoir tout simplement ses objectifs à la baisse ? Si certains s’abaissent à s’adapter à leurs chevaux, ils seront taxer de faiblesse et n’auront pas eu « le dernier mot ».

Il me semble pourtant que quand on a le dernier mot, c’est qu’on s’est disputé. Quel dialogue voulons nous avec nos chevaux ?

Souvenons-nous que c’est toujours le plus intelligent qui cède en premier.

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